Le Belge Amaury de Jamblinne est le 30e inscrit en la GSC

Amaury de Jamblinne de Grez-Doiceau en Belgique rêve de participer à un Vendée Globe, mais il est conscient que c’est une épreuve hors de portée pour la plupart, à moins d’être plongé dans la course au large depuis une jeune âge et être devenu un professionnel de la voile. La Global Solo Challenge offre la possibilité de prendre le départ pour un tour du monde par les trois grands caps en solitaire avec un budget raisonnable dans un événement organisé offrant la (relative) sécurité supplémentaire de naviguer en flotte.

Amaury est le 30e inscrit à la Global Solo Challenge, un jalon dont, en tant qu’organisateurs, nous sommes absolument ravis et ne nous attendions pas à atteindre si tôt ou peut-être même pas du tout. Avec plus de 2 ans avant le début de l’événement et des demandes qui affluent toujours régulièrement, l’intérêt pour ce challenge est vraiment incroyables. Il y a beaucoup d’autres skippers qui nous ont écrit de leur intention d’annoncer leur participation dans les prochains mois. Nous nous attendons que le nombre total d’inscriptions augmente encore, donnant peut-être lieu à l’un des événements de voile autour du monde les plus populaires jamais organisés, seul le temps nous le dira. Même atteindre la ligne de départ fait partie du défi et nécessite un dévouement sans faille et une concentration absolut sur la préparation et l’entraînement. Lorsque nous avons lancé la GSC, nous n’aurions pas pu espérer une meilleure réponse, le format de l’événement est innovant et nous ne savions pas comment il serait pris mais il semble avoir attiré l’attention d’un public très large et global de navigateurs expérimentées de nombreux pays.

Entretien

D’où vient votre passion pour la voile?

Depuis l’adolescence avec de la planche à voile et de la voile légère. J’ai eu la chance de rencontrer un instructeur de navigation au large remarquable lorsque j’avais 18 ans; c’est d’ailleurs resté un ami. Après mon service militaire en 1981 j’ai embarqué comme équipier pour une transat qui s’est prolongée au fil du temps (24 mois) et des embarquements à travers le Pacifique jusqu’en Australie. Une aventure qui m’a marqué. Une Transat des Alizés en 1986 et un tour de l’Atlantique en famille entre 2004 et 2006 ont renforcé mon désir de repartir pour de longs périples.

Quelles leçons avez-vous appris de la voile?

Très certainement l’humilité face aux éléments. On ne peut pas tout avoir sous contrôle et malgré la meilleure des préparations l’imprévu fait toujours partie du jeu. Egalement la nécessité de ne parfois pouvoir compter que sur sois-même. Et sur sa bonne étoile ! la nécessité de combiner (dans l’ordre chronologique) la préparation, l’anticipation et finalement l’improvisation.

Qu’est-ce qui vous a amené à aimer la voile en solitaire?

Le désir d’explorer mes limites; d’être confronté à ces dernières. La recherche de moments de connexion avec soi-même, loin de la frénésie du quotidien. Le défi de la solitude.

Qu’est-ce qui vous a incité à vous inscrire à cet événement?

Comme beaucoup d’inscrits je suppose le Vendée Globe fait rêver. Cela reste néanmoins hors de portée si on est pas tombé dans la course au large plus jeune. Le Global Solo Challenge offre la possibilité de réaliser ce grand tour par les 3 caps en solitaire pour un budget raisonnable en offrant en outre la (relative)sécurité offerte par une navigation en flottille et avec un encadrement professionnel.

Comment comptez-vous vous préparer à cet événement?

Préparation physique d’une part et beaucoup de navigations en solitaire pour ne faire qu’un avec le bateau. Préparation du bateau pour le renforcer en vue du Grand Sud. En espérant que ce qui doit casser, casse avant le départ. Si le calendrier le permet une Transat A/R en solitaire pour me tester. Egalement une préparation au niveau météo et gestion du sommeil.

Selon vous, quel sera le plus grand défi?

Tout d’abord être sur la ligne de départ. La gestion des efforts et du sommeil pour ce qui concerne le bonhomme. Sans doute également la gestion de certains moments d’angoisse, il ne faut pas s’en cacher. Il s’agira également de préserver le matériel qui s’usera forcément beaucoup.

Parlez-nous de votre bateau ou du bateau que vous aimeriez avoir.

Il s’agit d’un Pogo 40 de 2008 en version course-croisière. Il a tout du Pogo 40 d’origine mais est un peu plus lesté et a un tirant d’eau de 2.20m contre 3.00m. cela permet de naviguer plus facilement en mer du Nord ou il est basé.

Avez-vous l’intention de lier ce défi personnel à un message social?

Rien n’est décidé mais j’y pense.

Expérience de voile

35.000+ milles.

4 Transats, traversée du Pacifique, navigations en Manche.

À propos du bateau

Nom du bateau: Black Pearl

Plan: Pogo 40 (Finot-Conq)

Numéro Voile: TBA

Année: 2008

LOA: 40ft

Déplacement: 5300kgs

Voile au prés: 115m2

Voile au portant: 230m2