Préparer bateau et skipper pour un tour du monde en solitaire sans escale par les trois grands caps n’est pas une mince affaire. Nombreux sont les défis lors de la préparation, financiers, pratiques, ainsi que lors de la navigation elle-même. Prendre le départ et naviguer dans l’océan austral sont les pensées récurrentes de nombre de nos skippers. Nous leur avons demandé ce qu’ils pensaient être le plus grand défi en participant au Global Solo Challenge. Voici une sélection de réponses.
Selon vous, quel sera le plus grand défi?
Amaury de JamblinneTout d’abord être sur la ligne de départ. La gestion des efforts et du sommeil pour ce qui concerne le bonhomme. Sans doute également la gestion de certains moments d’angoisse, il ne faut pas s’en cacher. Il s’agira également de préserver le matériel qui s’usera forcément beaucoup. | |
Pierre-Etienne RaultAffronter une à une les tempêtes dans le grand sud. Supporter la solitude sur d’aussi longs mois. | |
Antoine DouguetLe plus grand défi est de maintenir la concentration, la vitesse et l’état du bateau et des voiles pendant une si longue période de temps. | |
Brian PattinsonL’océan Austral Nous courons au large à travers le Bass Strait à chaque course, et parfois au Sud de la Tasmanie. Cela peut être, les pires mers que je n’ai jamais traversées, nous sommes entraînés et nous nous attendons au pire. Cela nous permet de rester réalistes sur ce qui peut arriver. | |
Maxine NouryRappelez-vous que c’est une «course» et essayer de faire le meilleur temps possible au lieu de simplement profiter d’être seul en mer. | |
Laurence WarnerPréparer le bateau va être un énorme défi … il est installé dans un chantier naval en Irlande depuis 2006 et n’a subi aucun entretien pendant cette période. Gérer ma polyarthrite rhumatoïde en mer sera difficile, mais je crois que ce sera autant un défi mental que physique. Rester psychologiquement fort sera essentiel pour traverser les moments difficiles. Pendant la course, je pense que l’attrition sera un facteur important pour tous les concurrents, donc ne pas trop pousser est, dans mon esprit, crucial, car terminer la course est la chose la plus importante. | |
Neil PayterPour moi, le plus grand défi est l’usure, le frottement et l’entretien, pour essayer de garder le bateau en un seul morceau. | |
Peter BourkeJe devrais probablement énumérer l’océan Austral comme le plus grand défi, mais à ce stade, je considère arriver à la ligne de départ avec toutes les listes de contrôle remplies comme le défi principal. | |
Frédéric SwitalaVents forts, mer agitée et temps froid dans les océans Indien et Pacifique, mais vous savez que le Cap Horn sera la récompense. |