Le Français Antoine Douguet de Deauville est le 22e inscrit dans la GSC

Le Français Antoine Douguet de Deauville a toujours rêvé de faire un tour du monde à la voile dans le cadre d’un course ou d’un événement. Cependant, deux problèmes se sont dressés sur son chemin. Le premier était le budget requis pour participer à tout événement existant. Le second est sa passion pour les bateaux classiques. En tant que 22e participant à la Global Solo Challenge, il pourra naviguer sur son Frans Maas en acier de 41,6 pieds appelé Dur au Mal lancé en 1962, permettant enfin à Antoine de poursuivre son rêve de toute une vie.

Interview

D’où vient votre passion pour la voile?

J’ai grandi entre Paris et la Polynésie française et j’ai toujours eu la passion de la mer et de tout ce qui s’y rapporte. Ma première relation avec l’océan venait de la pêche mais j en ai vite eut assez du bruit des moteurs. Un de mes meilleurs amis avait traversé l’Atlantique à bord d’un bateau de 6.50 mètres en bois et j’avais admiration et envie pour ses voyages. Plus tard, il a acheté un ketch de 39 pieds et m’a emmené avec lui de Bruxelles au Chili en passant par l’Antarctique et le Cap Horn. Ma décision était prise, je naviguerai désormais sur mon propre bateau.

Quelles leçons avez-vous tirées de la voile?

La voile est une source d’inspiration et d’humilité, elle enseigne l’attention, l’anticipation, la débrouillardise, la patience et la priorisation.

Qu’est-ce qui vous a amené à aimer la voile en solitaire?

Il arrive parfois, lorsque que vous naviguez avec un équipage, d’avoir différente situation a gérer, problème de délais, des avions à prendre, le travaille, etc. Il est assez difficile d’avoir votre équipage toujours disponible en même temps que vous et par conséquent, vous partez tout seul.

Qu’est-ce qui vous a incité à vous inscrire à cet événement?

J’ai toujours été intéressé à faire le tour du monde seul dans le cadre d’une course, mais aujourd’hui, le principal problème est le budget si vous voulez être compétitif. Par contre ,ma passion va plus pour la voile classique que pour les bateaux “Formula One” en carbone.

Comment comptez-vous vous préparer à cet événement?

Je prévois de naviguer autant que possible au large ainsi que dans le cadre de régates afin d’atteindre un point le plus proche possible de la perfection en terme de réglages et de gestion des voiles.

Selon vous, quel sera le plus grand défi?

Le plus grand défi est de maintenir la concentration, la vitesse et l’état du bateau et des voiles pendant une si longue période de temps.

Parlez-nous de votre bateau ou du bateau que vous aimeriez avoir.

Mon bateau a été construit en 1962 par Frans Maas aux Pays-Bas, c’est une pièce unique qui a été utilisée comme prototype pour la classe Breeon. Il est en acier d’une longueur totale de 41,6 pieds. Le mât d’origine a été remplacé en 2015. Le bateau est gréé en sloop mais pourrait être converti en cutter avant l’événement afin de pouvoir mettre plus de voiles. Je l’ai achetée mi 2019 et lui ai fait subir une rénovation massive de la coque, des circuits électriques, de l’électronique, du gréement courant, du moteur…

Expérience de voile

2016 Traversée de l’Atlantique
2016 Cap Horn d’est en ouest
2017 Antarctique
2017 Canaux de Patagonie

À propos du Bateau

Nom du bateau: Dur au Mal …

Modèle de bateau: Frans Maas 41’6

Architecte: Frans Maas / Van de Stadt

Année de lancement: 1962

Longueur hors tout (ft): 41,6

Déplacement (kg): 13000

Surface de voile au près: 95 m²

Surface de voile au portant: 175m²

Nouvelles

Articles

Blogs