Alors que le récit passionnant de la Global Solo Challenge (GSC) se déploie, nous nous attardons sur deux navigateurs intrigants. Cette compétition, mêlant endurance implacable, audace aventureuse et solitude oppressante, met en lumière des concurrents dont les récits captivants dépassent les tumultes des océans déchaînés. Leurs parcours uniques, empreints d’audace et de résilience, promettent un spectacle captivant qui explore toutes les facettes de l’effort et de l’adresse humaine.
Nous débutons avec William MacBrien, un marin canadien chevronné qui fend les vagues avec une détermination inébranlable, nourrie par des épreuves personnelles et un héritage maritime. Son récit est marqué par une préparation minutieuse, une détermination sans faille et une quête visant à mettre en lumière l’importance de la santé mentale – une route tracée en solitaire, mais qui résonne auprès d’un public mondial.
Ensuite, notre regard se tourne vers les eaux glacées de la Finlande, où nous faisons la connaissance d’Ari Känsäkoski, un marin dévoué non seulement à l’ardue traversée qui l’attend, mais également à la planète qu’il parcourt. Champion de l’éco-durabilité, Ari allie un parcours sportif remarquable à un engagement sincère en faveur de la préservation de notre environnement, laissant une empreinte verte dans son sillage à travers les océans du monde.
Accrochez-vous à vos sièges, chers lecteurs – ces récits de bravoure en mer, de résilience personnelle et de préservation de l’environnement sont aussi captivants que la course à haut risque qu’ils s’apprêtent à conquérir.
William MacBrien

William MacBrien, le navigateur canadien né en 1965, est un passionné de la mer qui a hérité de son amour pour l’océan de son père, un pilote de porte-avions professionnel et un marin olympique en 1964, ainsi que d’un constructeur de bateaux. Plongé dans l’univers de la voile dès son plus jeune âge, MacBrien a tiré d’importantes leçons sur le respect de la mer, l’importance de la planification et de l’art de la navigation, ainsi que la résolution de problèmes.
Son attrait pour la navigation en solitaire découle de sa personnalité et du défi unique qu’elle représente. Tout en appréciant sa propre compagnie, il reconnaît le besoin d’une équipe de soutien dédiée pour relever ce défi exigeant. S’appuyant sur son expérience en tant que parachutiste dans la gestion des risques, MacBrien a rassemblé une équipe compétente pour affronter la Global Solo Challenge (GSC).
Inspiré par la pandémie et une perte personnelle, William MacBrien a décidé de transformer son rêve de faire le tour du monde en solitaire en une réalité concrète. Son plan de préparation est rigoureux et comprend une formation intensive avec un coach expérimenté, une familiarisation avec les systèmes de son bateau et l’accomplissement d’une qualification en solitaire de 2 000 milles. Au départ de la course, il espère avoir parcouru entre 5 000 et 10 000 milles.
Bien qu’il prévoie que les principaux défis résideront dans la qualité de la nourriture et le maintien de vitesses moyennes élevées sans risquer de défaillance du matériel, MacBrien reste optimiste quant à son bateau. Après l’échec de son plan initial d’acquérir un Open50, il a réussi à affréter un Akilaria RC1 Class40 conforme à la Catégorie 0, rebaptisé “Phoenix” pour la GSC.
MacBrien a l’intention d’utiliser la GSC comme une plateforme pour promouvoir l’importance de la santé mentale à travers son équipe, Phoenix Ocean Racing. Convaincu que partager ses défis quotidiens pendant la course peut inspirer les autres à accorder une attention particulière à leur propre santé mentale et à celle de leur entourage, il souhaite sensibiliser et encourager des discussions ouvertes sur ce sujet crucial.
En plus de son expérience de navigation, qui comprend des régates au Royal Canadian Yacht Club ainsi que plusieurs livraisons de yachts, MacBrien est également un instructeur de parachutisme accompli, détenant même le record canadien avec plus de 3 000 sauts à son actif. Cette diversité d’expériences lui confère une perspective unique et une grande résilience pour affronter les défis de la GSC.
Ari Känsäkoski

Le navigateur finlandais Ari Känsäkoski, un participant éminent de la Global Solo Challenge (GSC), incarne l’éco-durabilité à la fois dans son sport et dans son mode de vie. En plus d’être un navigateur chevronné, un compétiteur et un entraîneur de voile, il est également un architecte d’intérieur qualifié qui se spécialise dans l’éco-durabilité à travers sa pratique appelée ‘ZEROdesign’. Dans le cadre de cette pratique, il travaille sur des projets d’analyse du cycle de vie des bâtiments sous l’égide de l’initiative ‘ZEROchallenge’, qui promeut une architecture sans émissions de carbone, l’ECO-efficacité et un mode de vie axé sur le recyclage.
Le bateau d’Ari pour la GSC est conçu pour être le plus respectueux possible de l’environnement. Il est principalement alimenté par des hydrogénérateurs, qui convertissent l’énergie du mouvement du bateau en énergie mécanique, puis en électricité pour recharger les batteries. Des systèmes d’énergie solaire et éolienne viennent compléter cette source d’énergie propre. De plus, Ari prévoit de transporter du biodiesel renouvelable, fabriqué à partir d’huiles et de graisses agricoles récupérées, pour servir de source d’énergie de secours. Sa cuisine sera alimentée par du biogaz, une énergie renouvelable produite à partir de déchets organiques.
Avec plus de quatre décennies d’expérience en navigation, Ari peut se vanter d’un impressionnant palmarès qui comprend 5 championnats de Finlande en dériveur, le titre de Champion Nordique Militaire en 1990, Champion Offshore finlandais en 2000, Vainqueur de la Classe ARC en 2002, Vainqueur du classement finlandais IRC en 2012, Meilleur Class 40 Vintage et la Série des Championnats d’Europe Class40 en 2017 et 2022. Il a également participé à de nombreuses régates prestigieuses, dont la Solo Round the Rock, la RORC Transatlantic Race, le Fastnet et la Round Britain and Ireland.
Son bateau, ‘Fuji’, est un Class 40 conçu par Owen Clarke et construit par le navigateur Alex Bennet. Ce bateau a été spécifiquement conçu pour les régates de Catégorie 0. Ari a achevé sa navigation de qualification en parcourant 2 000 milles entre la mer du Nord et la mer Baltique, naviguant de Cherbourg à Helsinki.
Ari dirige également l’Association Finlandaise de Course au Large, qui propose des opportunités de navigation, des formations en régate et des compétitions. Pendant l’été, son équipe, comprenant également sa compagne navigatrice, se chargera des préparatifs nécessaires avant de quitter Helsinki pour se rendre au point de départ de la GSC à A Coruña. L’éthique personnelle d’Ari est en parfaite adéquation avec l’engagement de la GSC en faveur de la durabilité, ce qui fait de lui un candidat idéal pour l’événement.