Marco Nannini

David Linger approche de l’arrivée et plus d’ondes positives au Global Solo Challenge

David Linger – Koloa Maoli @David Linger   David Linger est à moins de 600 miles de La Corogne, et les prévisions météorologiques indiquent qu’il affrontera des vents en face, jusqu’à l’arrivée. Comme avec d’autres concurrents, il semble que les dieux de la météo aiment donner aux skippers du Global Solo Challenge un dernier défi mémorable, pour qu’ils rentrent fiers chez eux, la tête haute, sachant qu’ils ont mérité chaque mille de leur tour du monde. Comme si les défis n’avaient pas déjà été assez nombreux jusqu’à la fin! Après plus de 150 jours en mer et plus de 2500 miles parcourus, vous développez une telle résistance à l’inconfort que, pour David, l’idée de finir est très attendue, ainsi, 600 miles à remonter le vent pour atteindre l’arrivée lui semblent être un jour comme un autre. Il aurait sans doute préféré arriver avec un vent favorable et des conditions météo faciles, mais lors de nos récents échanges de messages, je me suis senti comme le marin d’eau douce que je suis devenu, imaginant combien cela doit être difficile, tandis que David était optimiste et heureux d’être presque arrivé.   J’ai beaucoup apprécié de suivre la participation de David au Global

Marco Nannini

Louis Robein secouru avec succès par la Marine argentine après un échouage dans une baie isolée

Louis Robein – Le Souffle de la Mer III @Ministerio de Defensa Argentina   Hier, Louis Robein est arrivé à Ushuaia, sain et sauf après sa mésaventure, il s’est échoué à Bahia Aguirre, dans la péninsule de Mitre en Terre de Feu. Il était épuisé, au moment de l’incident, suite à son périple impressionnant : plus de trois semaines dans l’océan Pacifique, sans pilote automatique, jusqu’à franchir le cap Horn le 5 avril.   Louis comptait se rendre à Ushuaia pour réparer son bateau après avoir doublé le cap Horn. Mais le mauvais temps dans la région, avec des vents forts du nord-ouest atteignant 60 nœuds, a bloqué sa progression dans le canal de Beagle et Louis a donc dû attendre, du soir du 5 au matin du 6 avril, dérivant lentement à la cappe avec les voiles sur des amures opposées, protégé par la Terre de Feu, dans l’archipel des Islas de Hornos.   À midi le 6 avril, le vent soufflait encore fort mais avait suffisamment diminué pour qu’il puisse commencer à se diriger vers la côte de la Terre de Feu, avant de remonter vers l’ouest dans le canal vers Ushuaia. Dans le cockpit, à la barre

Marco Nannini

François Gouin remporte la cinquième place au Global Solo Challenge

Francois Gouin – Kawan3 Unicancer @globalsolochallenge   La Corogne – Jeudi 4 avril. À 11h09, heure locale, après 158 jours et 44 minutes en mer, François Gouin a franchi la ligne d’arrivée du Global Solo Challenge, se classant 5e avec son Class40 Pogo 40S #75 Kawan3 Unicancer. Quand il a levé les bras, on aurait vraiment pensé qu’il avait gagné la course. Mais François fêtait autre chose : il avait réussi la plus difficile des navigations, un tour du monde en solitaire, sans arrêt, via les trois grands caps. François était à juste titre fou de joie, fier d’avoir réalisé son but et son rêve ; ses yeux pétillaient de bonheur, plus encore que les fusées qu’il avait allumées pour marquer la fin de son périple, quand il a franchi la ligne d’arrivée. François Gouin est le premier parmi les finalistes du Global Solo Challenge qui ne vit pas uniquement pour la voile ou la mer. En tant que chirurgien oncologue, il a pris un congé de son travail pour participer et a utilisé cette occasion pour attirer l’attention sur l’importance de l’activité physique dans la prévention du cancer et la récupération après traitement.   La préparation à la compétition a

Marco Nannini

François Gouin, sur Kawan3 Unicancer, attendu jeudi 4 avril à La Corogne

Francois Gouin – Kawan3 Unicancer @GSC / Pep Portas   À 400 milles de l’arrivée, le skipper français François Gouin sur Kawan3 Unicancer doit certainement ressentir qu’il s’est battu avec acharnement pour atteindre La Corogne. Après avoir découvert il y a quelques semaines que le rail de la grand-voile sur son mât se détachait encore, il a été contraint de fixer définitivement la voile avec trois ris, sans pouvoir la baisser lors des tempêtes ni la hisser par vents faibles. Depuis l’équateur, François a dû s’adapter et exploiter au mieux les vents qu’il trouvait sur sa route, gérer au mieux son plan de voile et rester concentré sur l’objectif majeur de boucler la circumnavigation. Après une première vidéo dans la torpeur des calmes équatoriaux où il apparaissait abattu par la situation, François a retrouvé sa force mentale et, voyant probablement ses progrès, a commencé à relever la tête et à regagner en moral. Il craignait que le rail de sa grand-voile se détache entièrement, le laissant sans voile principale. Heureusement, cela ne s’est pas produit. Contraint à adopter un plan de voile conservateur, François a bénéficié la semaine dernière de vents forts au sud des Açores, l’approchant de plus en