Stéphane a découvert la mer et la voile presque par hasard. Alors qu’il dirigeait une entreprise de culture de champignons, il a voulu passer le permis bateau pour aller à la rencontre de nouveaux clients potentiels au mouillage dans la baie de Saint-Tropez. Ce fut un tournant qui l’a conduit ensuite à devenir capitaine professionnel et faire découvrir la voile à des clients. Stéphane veut maintenant faire quelque chose pour lui-même, quelque chose dont il n’osait même pas rêver : faire le tour du monde en solitaire. Les étoiles se sont alignées pour lui et il veut maintenant faire de ce rêve une réalité. En tant qu’organisateurs, nous souhaitons la bienvenue à Stéphane, qui devient le 49ème participant à la Global Solo Challenge. Plus qu’un participant et nous atteindrons le nombre de 50 inscrits, un cap que nous rêvons toujours d’atteindre et que nous n’aurions jamais pu espérer il y a seulement un an.
Interview
D’où vient votre passion pour la voile?
Aussi fou que cela puisse paraître, les champignons m’ont fait rencontrer la voile. Terrien, sous-terrien, je produisais et transformais des champignon dans le haut Var, lorsque j’ai voulu distribuer mes produits aux bateaux mouillant dans la baie de Saint-Tropez. Je m’inscris pour le permis bateau, et là tout a basculé pour moi, la mer m’a pris, et ce n’était pas un mardi. Le mois suivant j’achète un voilier, un aloa 21, je revis, je me découvre… La voile m’accueille, et je pars avec elle….
Quelles leçons avez-vous appris de la voile ?
Je retrouve dans la voile, ce que j’attendais de vivre sans le savoir, jouer avec les contraintes, et les utiliser pour avancer.
Qu’est-ce qui vous a amené à aimer la voile en solitaire?
Solitaire, j’ai commencé à naviguer, à apprendre, aujourd’hui professionnel j’accompagne toutes personnes en quêtes de rêves nautiques. Accompagné, mais seul, je navigue.
Qu’est-ce qui vous a incité à vous inscrire à cet événement ?
Accomplir pour la première fois de ma vie une chose pour moi, une chose que je n’osais même pas rêver; un tour du monde en solitaire, en course. Les planètes se sont alignées pour moi je vais les suivre.
Comment comptez-vous vous préparer à cet événement ?
Je ne sais pas trop, je crois que je vais laisser ce rêve m’imprégner, pour le faire mourir et lui laisser toute sa place dans ma vie.
Selon vous, quel sera le plus grand défi ?
Ce sera certainement de dépasser mes travers; rêveur, pas toujours très rigoureux, il faudra que je m’accommode et que je travail, pour évoluer.
Parlez-nous de votre bateau ou du bateau que vous aimeriez avoir.
Adrénaline, un Océanis 50, fût le premier voilier que je pilotais professionnellement, et avec elle, d’immenses joies ont comblé six ans de vie de renaissance. En 2019 un Océanis 50 s’échoue sur des rochers, même année, même configuration, et surtout même nom; Adrénaline. Là encore les planètes s’alignent, je croise l’expert, la banque me suit sur la réhabilitation du voilier, tout se déroule, presque sans difficulté. Aujourd’hui je navigue avec elle depuis 2021, la Global Solo Challenge pointe à l’horizon, un client me suit dans mon rêve et finance une grande partie du projet.
Avez-vous l’intention de lier votre défi personnel à une cause sociale ?
Mon dossier sponsoring, s’intitule “Une voile Locale, autour du Monde”, car j’aimerai créer une dynamique autour de ce projet, en faisant travailler les professionnels du nautisme, locaux, de Bormes-les-Mimosas et le Lavandou, et en animant des ateliers de préparation à la navigation, mais aussi parler des expériences et de l’espoir qu’il faut avoir dans les vie. Toucher les jeunes, et balayer la morosité de nos mode de fonctionnement.
Expérience de voile
Capitaine professionnel depuis 12 ans.
À propos du Bateau
Nom du bateau: Adrénaline
Plan: Beneteau Océanis 50 (Berret Racoupeau Yacht Design)
Numéro de voile: TBA
Année: 2006
LOA: 50 pieds
Déplacement: 13000 kgs
Voile au près: 118 m2
Voile au portant: 203 m2