À propos du skipper
FRA
Nationalité
tba
Date du départ
Boat: Wild - Boréal 44.2 (J.F. Delvoye)
Résidence: La Rochelle - Boulogne-Billancourt, FR
Né en: 1961
Milles naviguées: 50 années de navigation
Statut: Provisional Entry
D'où vient votre passion pour la voile?
Elle vient du plus profond de moi, je suppose, tellement cela m’anime. Je suis né avec la mer et les bateaux à l’âge de 11-12 ans; un déclic. C’est par la voile et la tradition maritime des scouts marins de Jeunesse et Marine que je me suis épanoui et construit d’abord, puis en jeune adulte par la régate, les courses et les clubs de croisières. Et puis plus tard en mono et multicoques, j’y ai tout mis de mes économies et mon temps libre. La voile et la mer sont mon ADN. Il suffit de tirer un peu sur les écoutes et de prendre plaisir en mer.
Quelles leçons avez-vous tirées de la voile?
Endurance, sens de la responsabilité, adaptation aux éléments (mer, vent,…), humilité, technique, …et peut-être un peu plus d’authenticité chez celles et ceux qui vont sur la mer. Le goût de l’aventure et de l’initiative au large sont très utiles à terre. J’ai été très tôt dès l’âge de 17 ans, chef de bord et skipper dans des clubs et en course : Former, apprendre aux autres, partager sa compétence et s’affirmer avec elle auprès de gens plus âgés parfois, c’était s’accomplir. La mer et la voile sont une vraie école de la vie. C’est d’ailleurs de là que sont partis mes choix de vie professionnel.
Qu'est-ce qui vous a amené à aimer la voile en solitaire?
C’est un cheminement naturel et cela s’inscrit dans notre tradition maritime. Mener son navire sur ses propres moyens, en solo, c’est être en complète symbiose avec son navire et la nature. L’esprit solo ce sont des décisions à assumer seul et le plaisir de la monture qu’on règle et qu’on fait avancer en autonomie. J’aime ça et ne me l’explique pas totalement ; ça remonte à loin. Mais naviguer en solitaire ne veut pas dire être seul. J’espère construire une petite équipe technique et amicale autour de ce projet et partager avec tous ceux qui m’accompagnent depuis la terre.
Qu'est-ce qui vous a incité à vous inscrire à cet événement?
Boucler la boucle, courir les mers de Sud, passer les caps mythiques qui nourrissent nos lectures depuis l’adolescence, est-ce un rêve, une ambition ou un accomplissement ? Préparer, aboutir, maîtriser son voilier, le ressentir 24/24 pendant des mois… Je mets beaucoup de moi et de nos moyens dans ce bateau. Ce projet sonne comme un aboutissement, une complétude ; c’est une évidence, une nécessité, un besoin, un plaisir à accomplir et à partager. Je vois aussi une certaine logique, une logique de marin, à faire ce petit rond dans l’eau, comme un fondement propre à notre passion. Je l’aborde avec humilité. Rien ne sera facile avant ou pendant, et je le sais. Déjà partir, et puis revenir.
Comment comptez-vous vous préparer à cet événement?
Je me prépare depuis toutes mes lectures et toutes mes expériences de navigations, depuis bien 45 ans. Mais je compte bien parfaire les choses : concevoir et préparer le bateau autant que le marin. Construction programmée depuis 2021, mise à l’eau à mi 2025, préparatifs, puis navigations offshore et côtières en 25/26 (Açores, Ecosse, Islande, Norvège) 2 transats solo aller-retour en 26-27 (ou tour de l’atlantique) puis derniers préparatifs en juin/juillet 27.
Préparation physique, formations aux urgences médicales, à la survie en mer sont prévues. Un stage sur l’électronique et l’électricité spécifiques au bateau est déjà programmée.
Travail sur communication et réseaux dès que je serai libéré du travail.
Bâtir une équipe pour m’accompagner sera une autre ambition. Beaucoup reste à faire…
Selon vous, quel sera le plus grand défi?
Les mers du sud, le froid, les séries de dépressions, la grosse mer sont des défis attendus. Mais, je me sens presque plus mis au défi sur les sujets et problèmes techniques qui sont hors du champs direct de la voile : Electricité, électronique, informatique, énergie. Tous ces enjeux qu’il faudra résoudre en autonomie.
Le défi sera aussi de dérouler, en amont, une bonne organisation des préparatifs. En mer, quand on y est, on gère avec les réflexes de l’expérience, avec la connaissance du bateau et aussi grâce à une préparation sérieuse où le maximum a été anticipé avant le départ.
Parlez-nous de votre bateau ou du bateau que vous aimeriez avoir.
Il y a les bateaux sur lesquels on navigue et puis il y a ceux qu’on achète. Celui-là sera mon 5ème bateau (en comptant le Nova que je faisais naviguer sur les bassins ou dans ma baignoire !) Après des voiliers taillés et transformés pour le près (Challenger Plan André Mauric affuté et transformé pour la vitesse) ou mon trimaran de course (Friends and Lovers, Plan Walter Green/Dick Newick mythique), nous partirons avec un Boréal 44.2 taillé pour l’offshore (Plan J.F. Delvoye).
Je comptais faire ce tour ; pas forcément dans une organisation « en course » Mais la GSC tombe exactement au moment que j’avais programmé. Et la course poursuite de 2023 de Cole Brauer, Philippe Delamare a été fantastique à suivre.
Qu’il soit en carbone ou en aluminium, finalement nous voulons toujours régler au mieux la vitesse de nos bateaux ; alors autant aller le plus vite possible aux côtés d’autres amis.
Voilier en aluminium solide et marin, dériveur intégral taillé pour le portant, avec « Cat-House « (Dog House pour ceux qui préfèrent les chiens) pour piloter à l’abri avec vue sur le pont si besoin, poids particulièrement bien centrés et abaissés, Wild est un croiseur solide avant d’être léger.
Ce bateau est un combiné de 2 programmes : le grand tour en solo puis plus tard une série de voyages et d’expéditions en mer avec ma femme et tous ceux qui voudront nous accompagner pour rejoindre la Nouvelle Zélande sur 4 ans en passant par des contrées froides ou chaudes. Il sera ma maison pour 5 mois mais aussi pour plus de 7 ans. C’est lui que j’ai et c’est avec lui que je compte faire la boucle.
Un dériveur hauturier taillé pour le gros temps est un atout pour la sécurité dans les grosses mers. Le dériveur glisse, et nous le ferons glisser sans crainte. C’est un atout technique et humain que d’être en confiance sur son bateau. J’espère faire d’un inconvénient (déplacement plus lourd) un avantage : Le confort et la sécurité sont aussi une autre force quand on veut aller vite.
Avez-vous l'intention de lier ce défi personnel à une message sociale ou environnementale?
Oui, j’ai toujours été un militant engagé dans la vie sociale et sociétale. Chef d’entreprise d’abord, je me suis ensuite converti à l’enseignement et la direction d’école par volonté d’agir et « changer le monde ». Ce sera donc naturel pour moi de concevoir un projet autour de l’éducation, de la formation, du développement personnel, du partage entre générations et de l’environnement.
Ma femme impliquée dans le développement de compétences comme ma famille et mes amis seront des soutiens essentiels aussi.
Enseignant et directeur d’école fraichement à la retraite quand nous partirons, je suis convaincu qu’on peut faire vivre la passion, une certaine dynamique de l’aventure, la vie maritime, la découverte du monde avec les classes primaires que je connais bien ou auprès de tous ceux pour qui construire sa vie, la réussir ou en changer est un enjeu en miroir.
Expérience de voile
Chef de bord formateur en club de formation à la croisière, barreur, régleur ou N°1 en course, skipper de croisière, convoyeur atlantique ou préparateur de voiliers de course,…, j’ai navigué depuis une cinquantaine d’années en amateur et parfois en semi-professionnel, principalement en Atlantique Nord.
J’ai couru sur différents bateaux, avec sponsors, parfois sans, sur les plus belles courses au large en France et en Europe. Du Fastnet (Le fameux 79) au Spi Ouest, de La Baule à Dakar, transats des Alizés en équipage… Barreur ou équipier sur le championnat du RORC, j’ai pu aussi inscrire à mon palmarès ce championnat.
Je pratique le solitaire sur mes propres bateaux, en parcours côtiers la plupart du temps. Il me reste à inscrire le solo sur de plus grandes traversées. C’est pourquoi j’ai programmé des traversées d’entrainements sur Wild à l’occasion de transatlantiques en solitaire.
À propos du bateau
Numéro Voile: tba
Plan: Boréal 44.2 (J.F. Delvoye)
Année: 2025
LHT: 45ft
Déplacement: 13250kgs
Voile au près: 100m2
Voile au portant: 200m2